Dans la Keizerstraat, à quelques rues de la cathédrale, une synagogue de bois blanc au portique classique se dresse juste à côté d’une grande mosquée à quatre minarets. Elles partagent une clôture et, comme les habitants aiment à le rappeler, un parking lors des jours saints de l’une ou de l’autre. Aucune autre image n’en dit autant sur la façon dont Paramaribo se conçoit.
Ce voisinage n’est pas un monument conçu pour délivrer un message. Les deux communautés ont simplement bâti là où vivaient leurs fidèles, à un siècle et demi d’intervalle, et sont restées bonnes voisines depuis.
À voir et à faire : Mosquée et synagogue de la Keizerstraat
La synagogue Neveh Shalom
Les Juifs, souvent d’origine séfarade portugaise, comptaient parmi les tout premiers planteurs du Suriname, et l’établissement de Jodensavanne, en amont sur le fleuve, fut un temps l’une des communautés juives les plus importantes des Amériques. L’édifice actuel de Neveh Shalom date des années 1830. À l’intérieur, le sol est recouvert de sable fin, une tradition que l’on explique à la fois par le souvenir de l’errance dans le désert et par celui de l’époque où, dans la péninsule Ibérique, il fallait étouffer le bruit des prières. L’enclos abrite d’anciennes pierres tombales et une petite exposition sur l’histoire de la communauté.
La mosquée de la Keizerstraat
La mosquée voisine est le siège de la Surinaamse Islamitische Vereniging, une communauté issue de la population musulmane hindoustanie arrivée de l’Inde britannique comme main-d’œuvre sous contrat. Une mosquée en bois s’élevait ici dès les années 1930 ; l’édifice actuel, avec ses coupoles et ses minarets, a été achevé en 1984.
Un cercle de religions plus large
Pour compléter le tableau, le temple hindou Arya Dewaker, richement orné, est à une courte course de taxi, dans la Johan Adolf Pengelstraat, tandis que la cathédrale catholique et la Centrumkerk réformée sont à quelques minutes à pied vers l’est.
Prendre la photo
La vue classique se prend depuis le trottoir d’en face, dans la Keizerstraat, légèrement vers l’ouest, là où les deux édifices tiennent dans le même cadre. La lumière du matin est la meilleure.

Comment s’y rendre : Mosquée et synagogue de la Keizerstraat
- La Keizerstraat part du centre vers l’ouest ; les deux édifices sont à une dizaine de minutes à pied de la place de l’Indépendance et à cinq minutes de la cathédrale.
- C’est une halte facile lors de toute promenade dans le centre historique.
- En taxi depuis les hôtels du bord du fleuve, comptez quelques minutes.
Conseils d’initiés
- Ce sont deux lieux de culte en activité. Les extérieurs s’admirent à toute heure ; y entrer dépend du jour et de la présence de quelqu’un pour vous accueillir.
- Les visites de la synagogue ne sont en général possibles qu’à heures fixes ou sur rendez-vous ; une visite guidée de la ville est le moyen le plus simple d’y entrer.
- À la mosquée, évitez les heures de prière, surtout le vendredi à la mi-journée ; déchaussez-vous et couvrez-vous les épaules, les jambes et (pour les femmes) les cheveux.
- Demandez l’autorisation avant de photographier des personnes.
Excursions : Mosquée et synagogue de la Keizerstraat
GetYourGuide ne propose qu’une poignée d’excursions au Suriname. Voici celles, bien réelles et réservables, qui concernent le plus cette destination (Mosquée et synagogue de la Keizerstraat) :
Visite privée dès €799 par groupe Paramaribo : visite guidée privée à pied du patrimoine et des monuments
La seule visite de GetYourGuide entièrement consacrée à la ville de Paramaribo : une promenade privée de cinq heures dans le centre historique classé par l’UNESCO avec un guide local, qui passe par Fort Zeelandia, le jardin des Palmiers, les marchés et le Waterkant, avec un repas en chemin. Le prix s’entend par groupe privé de trois personnes au maximum : elle est donc surtout intéressante quand on peut partager les frais.
- Fort Zeelandia, le Palmentuin et les berges du fleuve
- Marchés et monuments coloniaux avec un guide local
- Groupe privé, repas inclus
Atelier dès €55 Paramaribo : atelier pratique de fabrication de bougies d’aromathérapie
Un atelier tout en douceur de quatre-vingt-dix minutes, en ville, au cours duquel vous coulez et parfumez votre propre bougie avant de l’emporter. Il n’a rien à voir avec les visites touristiques, et c’est précisément son intérêt : de quoi bien occuper un après-midi pluvieux ou les heures chaudes du milieu de journée.
- Créez votre propre bougie inspirée du Suriname
- Petit groupe dans un cadre tropical
- Un souvenir que vous emportez le jour même




